Tribune de femme

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Situation nationale : Encore un mouvement de protestation

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La situation nationale semble propice à la naissance de toutes sortes de mouvements de protestations. Tantôt pour ; tantôt contre ; les projets de modification de l’article 37, à l’organisation du referendum, à la mise en place du Senat… bref, à tout projet de modification de la Constitution pouvant permettre au président Blaise Compaoré de poursuivre ses ambitions de faire du Burkina, un pays émergent. Après donc le mouvement Balai Citoyen qui, selon certaines opinions semble ne plus être le balai auquel elles avaient cru, le mouvement en Rouge qui vient en appui dans la lutte avec le balai, le collectif anti-referendum, le mouvement Brassard noir, le Patriote Pacifique, le mouvement Cocoricco qui s’est juste contenté, pour le moment, d’un point de presse, voici venu le mouvement Triptyque. Un nouveau mouvement créé par de jeunes bobolais dont les objectifs premiers sont de lutter pour l’alternance en 2015. Eux aussi, pour l’instant, n’ont tenu qu’un point de presse pour informer de leur existence et des éventuelles activités citoyennes qu’ils pourront réaliser dans le sens de renforcer la démocratie dans le pays des hommes intègres. Il faut préciser que des femmes ne sont pas en reste dans cette marche vers l’alternance.  A ces mouvements, s’ajoute, le collectif des femmes pour la défense de la Constitution.

La floraison de ces mouvements « anti ou pour » le système Compaoré n’est nullement mauvais en soi. Cela justifie assurément la liberté d’expression et l’existence d’une démocratie, soit-elle jeune, au Burkina.

Cependant, une chose est de créer ces mouvements, une autre est le contenu que leurs initiateurs leur donnent. La plupart se proclamant pacifiques ne le démontrent souvent pas. C’est quasiment comme un bras de fer que ces derniers tiennent avec les autorités. Si fait que l’on se demande parfois s’il ne s’agit pas de mouvements politiques déguisés dont certains leaders sont sans conteste en accointance avec des hommes politiques, qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition. En un mot comme en mille, ces mouvements donnent l’impression d’être en déphasage avec leur projet de lutte pacifique contre ceci ou cela.

C’est donc le moment de se ressaisir pour tenter de réorienter  les actions et ne plus se laisser « corrompre » par les politiques. C’est aussi le moment de poser plutôt des actions citoyennes, pacifiques, pleines de responsabilités (…), à même de montrer le bon exemple aux politiciens. Il ne faut pas créer des mouvements parce qu’on a envie de les créer, parce qu’on a envie d’être médiatisé, parce qu’on a envie de profiter des largesses de tels ou tels politiques etc. Il faudra surtout travailler à maintenir cette flamme de stabilité, ces valeurs et ces acquis qui font du Faso, un havre de paix.

Bassératou KINDO



08/07/2014
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