Tribune de femme

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Un contraceptif d’urgence oui, mais que dire des MST ?

S’il y a un produit pharmaceutique qui ne souffre pas, non plus, d’une plus grande consommation, c’est bien les contraceptifs d’urgence. Norvelo, Vikela, Protect-pil, ce sont, entre autres, ces produits médicamenteux qui permettent de prévenir une éventuelle grossesse dans un « délai de 72 heures après un rapport sexuel non protégé ou en cas d’échec d’une méthode contraceptive ». Sur la notice et aussi dans la posologie ou encore le mode d’administration, on peut lire que «  le traitement nécessite la prise d’un comprimé. L’efficacité du traitement plus grande qu’il est mis en route rapidement après le rapport non protégé. C’est pourquoi le comprimé doit être pris le plut tôt possible, si possible dans les 12 heures après le rapport sexuel non protégé et dans les 72 heures, soit trois jours au plus tard après le rapport ». La notice informe également que les contraceptions d’urgence notamment le Norvelo, que le comprimé, petit mais apparemment assez agissant, peut être pris à n’importe quelle période du cycle qu’il soit pendant les menstrues ou pas. En outre, le produit n’est interdit à aucune femme mature, en tout cas, tant qu’elle voudra le consommer après, bien entendu, un rapport sexuel à risque de grossesse.

En tout cas, le moins qu’on puisse percevoir à travers la prise de ces contraceptifs d’urgence, c’est la prise de conscience à éviter les grossesses non désirées dont les conséquences ne sont souvent pas une mince affaire. Mais sont-ce de raisons valables de prendre le risque, aussi minime soit-il, d’avoir des relations sexuels non protégés. Pour le cas des femmes au foyer, cela peut valablement se justifier en ce sens que l’espacement des maternités demeure les principales raisons pour certains des femmes à utiliser des contraceptifs d’urgence au cas où …

Mais, que dire des mineures juridiquement, mais majeures physiquement qui défilent de pharmacie en pharmacie pour l’achat de Norvelo, de Vikeli ou encore de Protec-pil. « Elles viennent fréquemment acheter les contraceptif d’urgence », nous informe un pharmacien de la ville de Sya. Elles sont, a-t-il poursuivi, pour la plupart des filles visiblement instruites. Qui d’autres que des élèves et étudiantes… ? Les garçons ne sont pas aussi en reste. Ils viennent eux aussi en acheter après un rapport sexuel non protégé dont ils craignent une grossesse. Tout cela est bon, dira-t-on. Eviter une probable grossesse.

Mais au delà de la grossesse, il y a d’autres dangers que l’on court en ayant de relations sexuelles non protégés. Les maladies en l’occurrence le sida, les hépatites B et bien d’autres… Il n’y a certes pas de risques d’abuser des contraceptifs d’urgence, sauf que, explique un gynécologue, l’abus peut amener la perturbation du cycle des menstrues. Mais en évitant alors une grossesse,  c’est un colis plus lourds que l’on aura à supporter, et peut-être pendant toute la vie. Heureusement que beaucoup de pharmaciens, malgré la recherche du gain sensibilisent surtout les mineurs à plus de prudence dans les relations sexuelles. Ne gagne-t-on aussi à inclure l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires ?

Bassératou KINDO

 

 

 



21/04/2016
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