Tribune de femme

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Vie conjugale : Former un couple avec une fille mère, oui ! Mais…

De nos jours, des fille-mères convolent de en plus en plus en justes noces. Et tant mieux ! Certaines de ces filles sont devenues mères par méconnaissance pour ne pas dire par ignorance des méthodes contraceptives ou simplement par naïveté si ce n’est par légèreté dans leur comportement. Quelles que soient les causes, les voici revêtues de ce nouveau statut : elles sont devenues mères, une situation qu’elles doivent assumer toute leur vie durant. Mais là n’est vraiment pas le problème. Il se situe ailleurs. Il se pose et se posera toujours quand ces dernières voudront fonder un foyer « normal ».Chose légitime du reste car après tout elles sont femmes, donc prédisposées comme toutes les autres à fonder un foyer.

 

Comme tel, elles doivent réaliser un certain nombre de choses pour réussir une vie conjugale stable et harmonieuse. Il y’a donc des comportements à adopter et surtout des attitudes et des vices à proscrire dans leur vécu quotidien.

L’épouse fille-mère

La fille-mère doit tout d’abord et en premier lieu, accepter sa situation et cela sans le moindre complexe. Elle est mère bien qu’étant fille. Ce qui veut dire qu’elle a connu une transformation tant dans son physique que dans son mental. Physiquement, elle porte les stigmates de la grossesse mais aussi les souffrances de l’accouchement, de l’allaitement, de l éducation de son enfant sans compter les privations de sommeil et des soucis et inquiétudes quand l’enfant avait des problèmes de santé. Mettre au monde un enfant, c’est faire l’invite à toutes sortes d’indisponibilités, de disfonctionnements et de contraintes. Cela ne se passe pas sans laisser des séquelles. Il en est de même au plan mental. Elle est mère avec tout ce que cela comporte comme attachement et amour pour son premier enfant mais aussi les souvenirs des temps passés qui lui ramènent malgré elle, les souvenirs de ce garçon qui l’a trompée et qui l’a abandonnée, de ces moments de douleurs de la grossesse et de l’accouchement…

Assumant prématurément des devoirs et des charges de mère, c’est sûr qu’elle a connu les souffrances de la vie du mono - parental. Il n’y a pas de doute, elle est marquée tout au fond d’elle-même. Elle a enduré les méfaits des regards interrogateurs, des moqueries et railleries de l’entourage et peut-être du rejet, sinon de l’indifférence des parents et de la société. Voilà, brièvement décrite (sans esprit de jugement et encore moins de condamnation) la situation de la fille-mère. Mais maintenant, elle est épouse d’un homme avec lequel elle veut fonder un foyer et vivre heureuse

Comment la fille-mère, devenue épouse doit- elle se comporter ?

Se rappeler et sans se condamner qu’elle est fille -mère même si elle est maintenant épouse. Elle doit accepter et gérer le fait que physiquement, socialement et mentalement, elle est entrée dans le lien du mariage, un peu diminuée. Elle doit l’admettre et ne pas jouer au faux -fuyant et vouloir faire comme si de rien n’a été. Il lui faut avoir un langage bien réfléchi quand elle s’adresse à son époux et adopter un comportement responsable et respectueux quand elle se tient devant lui. S’exprimer avec arrogance et vouloir faire comme si elle était blanche comme neige peut conduire son époux à une réaction inconvenante.

Elle risque fort de se faire rappeler son passé et cela peut entrainer un grand malaise dans le foyer. Mais alors, à qui la faute ? Il faut aux filles-mères maintenant épouses, beaucoup d’humilité et de retenue, de sorte à ne pas pousser leur homme à commettre des gaffes. Il leur faut également éviter le complexe et ne jamais chercher à le surmonter avec de l’extravagance. Nous croyons que c’est une telle attitude qui leur ouvrira les portes d’une vraie promotion et leur permettra de reprendre confortablement leur place dans la société des hommes. Leur réputation sera ainsi sauvegardée.

 

A l’époux de la fille-mère


Il doit connaitre et accepter qui et avec quoi il s’est engagé dans ce lien sacré du mariage. Il s’est engagé en connaissance de cause. Il a une épouse qui est un peu diminuée physiquement et moralement. Elle est demanderesse de compréhension, de douceur, d’attention et de beaucoup de tendresse. Elle a été marquée par son passé ; elle a besoin de guérison et donc de soins appropriés pour pouvoir refaire sa personnalité, remonter la pente et s’insérer dans la société à partir de ce qu’elle vit dans le foyer. Le mari doit être un vrai psychologue et un thérapeute attentionné. Par son langage, ses gestes, il doit conduire son épouse à avoir confiance en elle-même et avoir confiance à la vie.

 

L’époux doit surtout éviter de « remuer le couteau dans la plaie » en ne faisant pas de son épouse, le coupable de ses erreurs du passé. Il a une épouse qu’il doit considérer et accepter comme telle et ne jamais lui rappeler qu’il l’a épousée « mère ». Comme époux, il doit pouvoir dominer ses émotions et se refuser de répondre à certains propos ou provocations de son épouse. Il y va de la stabilité et de l’harmonie du foyer. Nous devons retenir et cela est valable pour nous tous que la déstabilisation des foyers sont plus le fait de la mauvaise gestion des problèmes par les acteurs (les conjoints) que des problèmes mêmes.

 

Rock Audacien D. DAMIBA
Conseiller conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr

Sidwaya




12/09/2012
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