Tribune de femme

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Palais de justice : Il viole son élève de CM2

Safiatou Sanou avait 14 ans en 2008. Elève en classe de CM2 dans le village de Torotama à environ 20 kilomètres de la ville de Bobo-Dioulasso. Elle a été victime de viol commis par Diallo Ousséni, le directeur de l’école où elle fréquentait. Appelé à la barre le lundi 21 janvier dernier lors des assises criminelles, soit 5 ans après les faits, l’accusé ne reconnaît aucunement le crime qui lui est reproché. Une déclaration qu’il tient depuis l’enquête préliminaire, l’instruction du dossier, et ce jusqu’à la barre, le lundi 21 janvier 2013 devant les juges et jurés de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso. En effet, selon la victime, le directeur avait l’habitude de la solliciter pour qu’elle fasse la cuisine pour lui. Ce service, Safiatou le lui rend lorsque son épouse s’absente.

C’est ainsi qu’un jour, lorsqu’elle a fini de faire la cuisine, Diallo Ousséni lui demanda de servir la nourriture dans la chambre. Une fois là-bas, il abusera d’elle par force. La déclaration de la victime est appuyée par celle de l’inspecteur de la circonscription de Bobo 2 qui affirme que Diallo a, plusieurs fois, été interpellé pour des cas de violences sexuelles. Pour toute réponse à celles-ci (les déclarations), l’accusé dira qu’il est plutôt victime de sa richesse. « Les habitants du village sont jaloux de ma richesse », a-t-il dit aux juges. Propriétaire de 40 béliers, 2 moulins et plusieurs chèvres, Diallo estime que cette aisance déplaît aux populations de Torotama.

Que nenni ! Réplique une enseignante qui témoigne, lors des débats, avoir été victime de harcèlement sexuel de la part de Diallo. Une déclaration fustigée par l’épouse de l’accusé qui soutient par ailleurs que Safiatou n’a pas dit la vérité. Car, précise-t-elle, au moment où les faits se seraient produits, « je n’avais pas voyagé, j’étais bien présente à la maison ». L’avocat général a fondé son réquisitoire sur les faits antérieurs. Il a alors estimé que Diallo est coupable des faits de viol sur mineure, en occurrence Safiatou. En effet, a-t-il laissé entendre, « plusieurs fois interpellé pour cas similaires, Diallo ne serait sans doute pas une personne de bonne foi ». Son conseil rejette du revers de la main ces propos de l’avocat général. Il trouve qu’il ne faut en aucun cas se baser sur des faits antérieurs comme preuve de la culpabilité de son client. Cinq ans de prison avec sursis ont été requis contre le prévenu. La Cour a, non seulement suivi la requête, mais elle a aussi condamné l’accusé à payer 1,5 million F CFA de dommages et intérêts à la plaignante.


Même en prison, ils le consomment

 

Oumar et Bakari sont tous deux détenus à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB). Ils doivent purger chacun une peine. Mais, au lieu de réfléchir au sort qui leur est réservé, les deux ont été pris en flagrant délit avec une quantité importante de drogue. Ils l’avaient dans leur poche. Leur intention était non seulement de la consommer, mais aussi d’en vendre une partie. Interpellés puis traduits en justice, ils ont comparu devant les juges du Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le mardi 29 janvier 2013. En « battant le coulpe », ils ont promis de se tenir tranquilles à la prison. Le ministère public, après son réquisitoire dans lequel il a requis 12 mois de prison ferme, a rappelé que de tels actes, commis de surcroît en prison, sont graves. Les peines prévues vont de 2 à 5 ans d’emprisonnement ferme. Néanmoins, le tribunal a suivi la requête du parquet en condamnant « encore » les deux à 12 mois de prison ferme.

 

 

Rassemblées par Bassératou KINDO



04/02/2013
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