Tribune de femme

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Les « strip-teaseuses » et l’image de la femme burkinabè

Il n’est pas rare d’entendre que le premier ennemi de la femme, c’est la femme. Certes ! Mais il n’est pas aussi à balayer du revers de la main, l’affirmation contraire qui est que l’ennemi  de la femme peut être l’homme. Des raisons et pas des moindres existent pour mieux corroborer cette assertion. Il s’agit entre autres, du strip-tease à l’occasion des nuits dites « Caliente ». Caliente, un mot espagnol qui signifie « chaud ».

Les mordus de certaines boîtes de nuit à Ouagadougou, et maintenant à Bobo-Dioulasso en savent énormément quelque chose. En tout cas,  ils ne sont sans doute pas les moins informés. Ils en savent à un tel point qu’on est tenté de déplorer leur comportement pendant ces nuits Caliente lorsque les strip-teaseuses sont en spectacle. Au fait, qu’est-ce que cette danse ?

 Selon un dictionnaire sur le net, le strip-tease (mot anglais), est « un spectacle de cabaret durant lequel une ou plusieurs femmes se déshabillent progressivement de façon suggestive devant nombre de clients ». C’est exactement ce que nous avons constaté dans une boîte de nuit dans la belle cité de Sya. « Kabako yé ! » s’exclamera certainement beaucoup de gens. Alors qu’il s’agit d’une réalité voulue selon une source par un « homme intègre », c’est-à-dire un Burkinabé. Cet homme qui se vantera d’être intègre est loin, à notre avis, d’en être un.

Son nouveau concept à lui qui est les nuits Caliente développées dans la capitale, puis à Bobo-Dioulasso contribue à ternir l’image de la femme bobolaise, burkinabè et même africaine. En initiant ce concept, il ne contribue aucunement au bien être de l’autre moitié du ciel. D’ailleurs, quel intérêt, a-t-il à faire danser des filles presqu’à poil devant des clients ? Des retombées financières ?. Il est vrai que tous les moyens sont bons quand il s’agit de gagner son pain, mais de là à faire danser la mère de la société pratiquement nue, devant des inconnus est aberrant. Aussi, faut-il noter que même si pour le moment, ces filles viennent d’autres pays, il n’en demeure pas moins que les jours à venir, nos sœurs soient tentées par ce nouveau concept. Reste à savoir si elles n’en comptent déjà pas parmi elles. En effet, deux fois dans la semaine et ce, depuis un moment, se tiennent les nuits Caliente à Bobo-Dioulasso. C’est du reste ce qui est affiché sur les côtés du mur, même dans les toilettes de cette boîte de nuit. Toutes belles avec des formes sveltes … cinq filles ont déjà donné un spectacle fou devant un public apparemment emballé par l’évènement. Pendant plus de trois heures ces « diablesses » ont tenu en haleine par des gestes érotiques le public présent. A même le sol ou la barre de fer, elles faisaient rêver  le « sexe dit fort » qui ne pouvait s’empêcher d’extérioriser ses sentiments.

Presque dévêtus (par le bas), des spectateurs se sont présentés sur la scène avec des billets de banque pour « farroter » en les jetant sur la danseuse, ou tout simplement en les fourrant dans ses dessous. Que c’est triste et honteux ! La femme, mère de la société censée donner l’exemple n’a trouvé mieux à faire que de s’exhiber nue son identité devant des spectateurs. Il est temps que nos autorités prennent garde de ce concept qui ne contribuera qu’à ternir l’image de la femme burkinabè. Evolution oui, mais pas à l’aveuglette! Surtout pas la dépravation.

Bassératou KINDO

 

 



10/04/2013
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