Tribune de femme

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Irritée par l’emprisonnement de son fils Karim, Viviane Wade ferme son hôpital

Le fera, ne le fera pas ! L’ex-première dame du Sénégal, Viviane Wade a exécuté sa menace de fermer son hôpital à but non lucratif de Ninéfécha, construit sur les collines de Kédougou (Est) et à cheval entre le Sénégal, le Mali et la Guinée Conakry.

Longtemps après son départ du Sénégal le 26 juin dernier où elle était venue rendre visite à son fils Karim Wade, en prison depuis le 17 avril pour enrichissement illicite portant sur une fortune de 694 milliards F CFA, Mme Wade, irritée par l’attitude du régime e Macky Sall vis-à-vis de sa famille, avait promis de fermer l’hôpital de Ninéfécha.

C’est maintenant effectif, avec le licenciement de tous les travailleurs et la remise des clés à l’armée sénégalaise. «Il n’y a pas eu de problème quant au licenciement du personnel. Tout a été fait dans les règles et chacun a été indemnisé par Mme Wade, avant d’être libéré», précise Dr Diallo, gestionnaire de la structure sanitaire.

De son côté, Dr Ndao, le directeur de l’hôpital calme les esprits. «Ce n’est pas une fermeture à proprement parlé. C’est juste, disons-le, une fermeture transitoire, en attendant le transfert à l’Etat», explique-t-il.

Don du conseil général des Hauts de Seine en France et de son président Charles Pasqua à la fondation Education-Santé, cet hôpital a été inauguré le 6 novembre 2002 par ce dernier et le Président Abdoulaye Wade.

L’hôpital de Ninéfécha a permis à cette contrée de sortir du trou et à ces populations d’accéder à des soins de santé de qualité à moindre coût. D’autant plus qu’avant l’érection de cet hôpital, les populations étaient confrontées à d’énormes difficultés pour la prise en charge de leurs malades.

A son ouverture, tout l’enjeu d’un établissement aussi bien équipé, censé couvrir un bassin de population de 30 000 personnes, était là pour faire diminuer le taux de mortalité infantile qui était à 1 280 sur 100 000 naissances en 2001 et éviter un transfert systématique des malades les plus graves à Tambacounda, à 270 kilomètres de là, entre autres objectifs.

Les 10 chambres circulaires aux murs jaunes et aux toits de chaume analogues à ceux des huttes traditionnelles offraient une capacité maximale de 38 lits, occupés à 95% pendant l’hivernage et 75% le reste de l’année.

Source: http://www.koaci.com



03/07/2013
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