Tribune de femme

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Concours miss Bim-Bim : La valorisation de la femme par elle-même d’abord

 

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Cette initiative, à se fier aux explications du promoteur n’est pas mauvaise en soi. Sauf que, la manière d’orchestrer la campagne publicitaire pose problème. En tout cas bon nombre de défenseurs des droits et de l’image de la femme se sont sentis frustrés par le concept. D’où cette indignation contre l’organisation de ce concours qui met plutôt l’accent sur des attributs féminins. Que dire alors des miss bougberé, miss universitaire, et que sais-je encore ? Épiphénomène, ce concours a l’avantage de mettre la question des mœurs au cœur des préoccupations. Ces activités ne sont aucunement adaptées à notre société. Ailleurs on pourrait sans doute l’accepter mais la société burkinabè, conservatrice de certaines valeurs léguées par les ancêtres  tolérera difficilement de tels événements dits culturels. Malheureusement et il faut le dire, la morale semble avoir foutu le camp au pays des hommes intègres. Ce qui était interdit hier se fait aujourd’hui au nez et à la barbe de tous. Si ce n’est la télévision nationale qui sert aux téléspectateurs des clips avec des scènes obscènes, ce sont les autres chaines de télévisions privés sur le bouquet qui le font à provision. Certes, on pourra le justifier avec la mondialisation. Outre les chaines de télévisions, le spectacle est tout autre dans les lieux publiques notamment les maquis et les boites de nuit… voire sur la voie publique. Elles sont nombreuses, ces femmes qui ont divorcé avec les habillements décents. Comment peut-on exhiber les fesses de la femme, et non content de cela, aller jusqu’à choisir la meilleure des fesses. Il faut également le dire, si des gens se permettent d’initier de tels événements, cela suppose qu’ils ont eu l’autorisation des autorités. Mieux c’est un public qui est attendu à ce spectacle. C’est dire que les responsabilités sont partagées. En attendant que les acteurs culturels apprennent à bien mûrir leur projet. Çà y va de l’éducation des enfants, donc de la société tout entière. Et cela commence par les femmes elles-mêmes.

Bassératou KINDO



25/08/2016
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