Tribune de femme

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BEPC 2013 : « Il y a eu des zéros, même en histoire-géographie »


Les résultats du premier tour du Brevet d’études de premier cycle (BEPC) sont tombés le mercredi 19 juin. Ils ne sont pas du tout reluisants à Bobo-Dioulasso. Avec un taux de réussite de moins de 25%.

Des larmes de joie, mais plus de peine au regard du taux d’échec trop élevé à Bobo-Dioulasso. En effet, peu de candidats étaient présents à la délibération ce mercredi 19 juin dans les différents jurys. Si certains étaient aux anges après les résultats, d’autres, les plus nombreux, ne s’en revenaient pas. « Pourquoi, pourquoi… je vais devoir encore reprendre la classe après deux échecs ? », se lamentait une jeune fille, les larmes aux yeux. Au lendemain de ces délibérations, nous avons fait le tour de quelques jurys pour recueillir quelques résultats.

Au jury 36 sis au lycée Mixte d’Accart-Ville par exemple, sur un total de 293 candidats, ce sont 17 qui sont passés au premier tour ; 83 candidats sont admis au second tour. Au jury 37, sur 353 candidats, seulement 30 sont admis au BEPC et une centaine au second tour. En ce qui concerne le jury 34 au lycée Cheick Anta Diop qui est un centre auquel est rattaché Kouentou, où 344 candidats sont inscrits (soit 265 pour Bobo et 98 pour Kouentou), seulement 23 sont admis au premier tour. Seulement 109 sont au second tour. « De façon générale, soutient le président du jury 36, le taux de réussite est très faible à ce premier tour ». Est-ce donc lié au fait que les épreuves n’ont pas été abordables ? Une question à laquelle le président s’est abstenu de donner une réponse. Professeur de français, il a estimé que le sujet de français n’était pas aussi compliqué comme l’ont insinué beaucoup de candidats. « Il s’agissait d’un poème dont les questions étaient assez abordables », a soutenu Oula Coulibaly, président du jury 36.

Un autre président de jury pointe plutôt du doigt le niveau des élèves qui est très bas. Il se justifie par le nombre très élevé de « zéros » obtenus par des candidats en mathématiques et physique-chimie. Et Séraphin Sawadogo, président du jury 34 d’ajouter qu’il y en a d’autres qui ont eu zéro même en histoire-géographie. « Quand un candidat ne peut pas faire un lien entre la Haute-Volta et le président Maurice Yaméogo, l’on ne peut que le déplorer. Des parents refusent que leurs enfants redoublent les classes intermédiaires, d’où les résultats au BEPC », a-t-il déploré. Tout compte fait, les présidents de jury rencontrés ne souhaitent que plus de réussite au second tour. A ce titre, ils demandent aux candidats d’être beaucoup plus attentifs face aux sujets.

Bassératou KINDO



21/06/2013
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