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Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali et Togo : Ce que 2014 réserve à Yayi, Compaoré, Condé, IBK et Gnassingbé

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2014 pourrait réserver des surprises politiques en Afrique de l’ouest surtout venant du Nigéria, mais je pense que dans l’ensemble, il n’y aura rien de nouveau sous le soleil. Notez bien que, comme j’ai l’habitude de dire, ses prévisions ne sont pas des prophéties, encore moins des vérités dans l’absolu ; elles relèvent juste de mon observation dépassionnée et désintéressée, de l’actualité politique. 

Au Bénin, trois ans après le début de son second mandat, Boni Yayi va continuer dans sa dynamique de réformes incomprises et souvent mal ficelées. Contrairement aux suspicions, plus hypocrites que fondées du reste, le président béninois ne modifiera pas la loi électorale pour se représenter en 2016. Cette année encore, il répètera à qui voudra l’entendre, qu’il se retirera à l’issue de son deuxième mandat.

Au Burkina Faso, il ne faut pas s’y méprendre, les vagues de démissions au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, parti présidentiel), même si elles ébranlent et ébranleront encore (puisque d’autres démissions importantes suivront, y compris et peut-être au sein du gouvernement) Blaise Compaoré, elles ne réussiront pas à lui faire changer d’avis sur sa volonté de créer un Sénat ; en ligne de mire : la modification de l’article 37 de la constitution, en vue de lui permettre de briguer un cinquième mandat. Homme intelligent et patient, il saura attendre, en fin manœuvrier, que les vagues provoquées par le séisme interne, se calment pour revenir à la charge. L’opposition, elle, maintiendra les pressions, tous azimuts.
A mon avis, le destin de Blaise Compaoré s’accomplira. Comprenne qui pourra !

En Guinée, Alpha Condé pourra passer une année relativement tranquille, même si son opposition teigneuse et déterminée, mais autant mal structurée, du moins à la base et sans vraie stratégie, continuera à se plaindre de tout et de rien. Cette année, celle-ci va mobiliser ses militants autour de l’inéligibilité du chef de l’Etat, en rapport avec son âge (77 ans en 2015). La cour suprême tranchera en évoquant le fait que la loi électorale donne possibilité au Président sortant de se représenter, sans conditions. 
Un an avant l’échéance électorale de 2015, Condé va inaugurer tambours battants ses premiers chantiers et consolider son enracinement dans ses fiefs traditionnels. A mon avis, il devrait être réélu en 2015, même si cela se fera de justesse. Cellou Dalein Diallo devra patienter encore. Je pense que le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) sera un jour le président de la Guinée. Sans doute en 2020.

Au Mali, Ibrahim Boubacar Kéita va commettre ses premières erreurs qui seront violemment critiquées, s’il persiste à vouloir poursuivre en justice certains hauts dignitaires de la période Amadou Toumani Touré (y compris ce dernier). Par contre, le capitaine, pardon le général Amadou Haya Sanogo sera jugé et condamné et il n’y aura rien ! Cette année, les Maliens se montreront de plus en plus impatients devant les promesses électorales du Président, qui tarderont à se concrétiser. 

Au Togo, les années passent et se ressemblent et 2014 n’y changera rien. 
Qui vivra verra !

André Silver Konan
Journaliste-écrivain



09/01/2014
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